lundi 11 février 2013

Meilleurs Poèmes De Mariage




Mariage
Un mariage, une poésie.
Aimez-la sans compter,
Aimez-vous sans hésiter,
Et dites vous enfin oui,
À la folie et pour la vie.

Cette belle journée d'une vie,
C'est celle où l'on se dit oui,
Une douce poésie d'amour,
Qui chantera pour toujours.

C'est un merveilleux instant,
Le plus beau des sentiments,
Commencement d'une autre vie,
Ou l'on s'aime sans contrepartie.

Aimez-vous sans jamais oublier,
Vos belles promesses échangées,
Offrez-lui ainsi votre bon cœur,
Et portez très haut ses couleurs.

Elle sera, et fera tout pour vous,
Qu'on en devient même tout fou,
Protégez son âme, veillez sur sa vie,
 



À cette belle femme qui a eu votre oui.

Mon amour si romantique.
Un doux baiser échangé
Et nos cœurs ont chavirés
Laissant nos voix coupées
Ainsi nous avons réalisé
Que ce jour sera pour nous
Le début d'un grand amour.







Oh ! quel que soit le rêve, ou paisible, ou joyeux,
Qui dans l'ombre à cette heure illumine tes yeux,
           C'est le bonheur qu'il te signale ;
Loin des bras d'un époux qui n'est encor qu'amant,
Dors tranquille, ma sœur ! passe-la doucement,
           Ta dernière nuit virginale.

Dors ; nous prîrons pour toi, jusqu'à ce beau matin.
Tu devais être à nous, et c'était ton destin,
           Et rien ne pouvait t'y soustraire.
Oui, la voix de l'autel va te nommer ma sœur ;
Mais ce n'est que l'écho d'une voie de mon cœur
           Qui déjà me nommait ton frère.

Dors, cette nuit encor, d'un sommeil pur et doux,
Demain, serments, transports, caresses d'un époux.
           Festins que la joie environne,
Et soupirs inquiets dans ton sein renaissant,
Quand une main fera de ton front rougissant
           Tomber la tremblante couronne.

Ah ! Puisse dès demain se lever sur tes jours
Un bonheur qui jamais ne s'éclipse, et toujours
           Brille, plus beau qu'un rêve même !
Vers le ciel étoilé laisse monter nos vœux.
Dors en paix cette nuit où nous veillons tous deux,
           Moi qui te chante, et lui qui t'aime.

Victor Hugo




Le dernier rendez-vous.
Mon seul amour ! Embrasse-moi.
Si la Mort me veut avant toi,
Je bénis Dieu ; tu m'as aimée !
Ce doux hymen eut peu d'instants :
Tu vois ; les fleurs n'ont qu'un printemps,
Et la rose meurt embaumée.
Mais quand, sous tes pieds renfermés,
Tu viendras me parler tout bas,
Crains-tu que je n'entende pas ?

Je t'entendrai, mon seul amour !
Triste dans mon dernier séjour,
Si le courage t'abandonne ;
Et la nuit, sans te commander,
J'irai doucement te gronder,
Puis te dire : « Dieu nous pardonne ! »
Et, d'une voix que le ciel donne,
Je te peindrai les cieux tout bas :
Crains-tu de ne m'entendre pas ?

J'irai seule, en quittant tes yeux,
T'attendre à la porte des cieux,
Et prier pour ta délivrance.
Oh ! dussé-je y rester longtemps,
Je veux y couler mes instants
À t'adoucir quelque souffrance ;
Puis un jour, avec l'Espérance,
Je viendrai délier tes pas ;
Crains-tu que je ne vienne pas ?

Je viendrai, car tu dois mourir,
Sans être las de me chérir ;
Et comme deux ramiers fidèles,
Séparés par de sombres jours,
Pour monter où l'on vit toujours,
Nous entrelacerons nos ailes !
Là, nos heures sont éternelles :
Quand Dieu nous l'a promis tout bas,
Crois-tu que je n'écoutais pas ?


Marceline Desbordes-Valmore